samedi 11 février 2012

CO2...je t'aime !...

L'écologie passe quand même par des drôles de chemins... Le protocole de Kyoto qui est un traité international visant à la réduction des gaz à effet de serre, prévoit la mise en place d'un marché de permis d'émission de gaz polluants pour la planète...

En fait ce protocole ne faisait qu'entériner ce qui avait été déjà mis en place depuis 2005 au niveau de l'Europe qui avait créé un système d'échange de permis de polluer...



Ainsi donc, dans notre glorieux système capitaliste, l'homme est déjà une marchandise...La santé de l'homme qu'on nous présente comme un coût insupportable pour l'entreprise, l'est évidemment tout autant...Et l'environnement de l'homme devient aussi une marchandise que l'on peut monnayer...

Et cette marchandise aiguise les appétits des requins du CAC 40 ! Le dernier rapport annuel de la Cour des Comptes démontre le  système de fraude  qui a été mis en place pour spolier l' État. d' 1,6 milliards d'euros

Et la Cour des comptes enfonce le clou dans sa conclusion :
 "outre de pointer les responsabilités des ministères et des organismes financiers, la Cour des Comptes constate que les failles sont loin d'être comblées. Elle recommande par conséquent d'intégrer dans la préparation des textes les contraintes du contrôle fiscal, de renforcer la surveillance préventive des marchés potentiellement vulnérables à la fraude, de détecter précocement des anomalies dans les échanges intracommunautaires et de doter l'administration centrale d'une organisation et de moyens adaptés."

Quand on sait qu'aux Finances, on ne remplace plus qu'un fonctionnaire sur trois qui part à la retraite, Il y a fort à parier que la recommandation de la Cour des Comptes reste un vœu pieux !

CO2, je t'aime ! Nous allons réduire les effets de serre pour protéger les générations futures...Et nous déléguons  "aux marchés" notre pouvoir d'intervention...Et les marchés n'en n'ont rien à foutre des générations futures : la manne financière dégagée par la fraude sur les quotas de CO2 sert à alimenter le marché de la drogue ! 

Et dans cette période de campagne électorale, les écolos ils en pensent quoi de tout ça ?

vendredi 10 février 2012

La dette...quelle dette ?

C'est la crise...Nous sommes tous des irresponsables, nous allons laisser une dette colossale à nos enfants...


Le ballet médiatique est bien rôdé pour la mise en place de la culpabilisation des salariés européens pour leur faire accepter au nom de la crise et de la dette, une baisse drastique de leurs revenus qui les plongera dans la misère et le dénuement le plus complet, à l'instar de la Grèce qui est soumise au chantage de la  baisse du le SMIC par la Troïka : ( Commission européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International )

 

Dans cette période de campagne électorale, l'urgence d'une pédagogie citoyenne s'impose pour ramener les choses à leur juste valeur. C'est ce que modestement essaye de faire la Fédération des Finances CGT, avec ce petit billet qui mériterait de tourner en boucle sur tous les réseaux.

La dette appauvrit les travailleurs et enrichit les magnats du CAC 40...Elle est pas belle la vie ? 

lundi 6 février 2012

Le travail dans tous ses états : Romain est mort ....

Romain, 32 ans, inspecteur du travail, s'est pendu le 18 janvier...Un faits divers (ordinaire ? ) qui n'a pas retenu l'attention des médias télévisés. Il est vrai que l'inspection du travail constitue encore le poil à gratter du pouvoir politique et du MEDEF. Il est vrai aussi que Mme PARISOT  lors de sa campagne  pour l'élection à la présidence du MEDEF a développé un concept qui s'appuyait sur l'idée que  "la liberté de penser s'arrête où commence le code du travail"

Le Code du Travail existe encore, mais lorsque devant "13 millions de téléspectateurs" le président de la République propose "la prédominance du contrat sur la loi", et donc que la volonté de l'employeur passe outre le Code du Travail, comment ne pas s'interroger sur la pérennité d'un pilier de notre droit social ?

Romain est mort...Romain avait 32 ans...Il était sorti major de sa promotion et était passionné par son travail. Faute d'effectifs, il s'était vu confier la responsabilité de cinq sections en intérim... Pas étonnant lorsqu'on sait que pour 1,2 millions d'entreprises et 18 millions de salariés, notre Etat de droit ne consent actuellement qu'à mettre sur le terrain que 767 inspecteurs et 1400 contrôleurs du travail !

Comment ne pas être stressé dans son travail quand on sait que le soir on ne pourra peut être pas être revenu à la maison parce qu'on aura été assassiné dans l'exercice de ses fonctions "au nom du peuple français" ?

Romain n'a pas été assassiné mais il s'est pendu...Il s'est pendu à cause de la souffrance qu'il ressentait parce qu'il ne pouvait pas "bien faire son travail"...Et il ne pouvait pas bien faire son travail, parce qu'on l'a empêché de le faire...Il a alerté sa hiérarchie en juillet 2011...

Romain est le quatrième fonctionnaire du Travail qui met fin à ses jours en très peu de temps... Luc Beal-Raynaldi, responsable syndical, en est aussi arrivé à la dernière extrémité le 4 mai 2911 dans les locaux de la Direction du personnel du Ministère du Travail...

Des fonctionnaires mal payés, déconsidérés, mais qui veulent faire leur boulot au nom d'une éthique de service public, qui se font assassiner où qui se pendent... Le discours anti-fonctionnaire marche à plein et culpabilise les salariés du service public, mais est-ce pour le bien de la collectivité ?



samedi 28 janvier 2012

Le travail dans tous ses états...

"Travailler plus pour gagner plus", qu'il disait !


 Travailler c'est trop dur...


Mais le travail c'est la santé !


Surtout quand ce sont les militaires qui le disent...en musique !

Mais c'est quoi le travail ? Pourquoi faut-il se lever tous les matins pour aller travailler ? Le travail est-il indispensable dans notre vie ?

Il est vrai qu'à côté des" experts", les salariés se rendent compte d'une manière intuitive que le travail peut avoir un effet structurant ou dévastateur sur la santé...

Mais les"experts" sont-ils tous qualifiés pour parler du travail ? Quel  zélateur du "travailler plus pour gagner plus" aura un jour l'honnêteté intellectuelle de parler du travail, en partant de son sens étymologique ?

Car enfin, le mot travail, comme beaucoup de mots français ( de souche ! ) trouve son origine dans le latin : "Tripalium", un instrument de torture ! Et notre civilisation judéo-chrétienne a bien assimilé ce concept : la femme, fautive du péché originel, doit mettre au monde dans la douleur : c'est bien pour cela que lorsqu'une femme commence à accoucher, on dit que "le travail a commencé"...

Travailler pour gagner sa vie...Mais doit-on perdre sa vie en la gagnant ? Pourquoi une chape de plomb sur les ravages des accidents du travail et les maladies professionnelles ? Car si le tabac tue, si la route tue, le travail tue aussi ! Pourtant les outils de prévention et de répression existent : s'il était déployé autant de zèle pour faire appliquer le code du travail que le code de la route, la majorité des patrons se retrouveraient derrière les barreaux ! Sauf que dans un département, lorsqu'il y a une vingtaine de fonctionnaires qui sont chargés de faire appliquer la réglementation du travail, ils ne font pas le poids face au nombre de policiers et gendarmes dans de même département.

A quand "le travail " déclaré comme grande cause nationale ? Quand est-ce que l'on verra à la télé des clips sur le travail aussi réalistes que ceux que l'on voit actuellement sur la sécurité routière ?

Et pourquoi cette notion barbare de "ressources humaines" qui rabaisse le salarié au même rang qu'une marchandise, est très rarement contestée dans les entreprises ? Est-ce que c'est parce que  le salarié est content que le patron lui "donne du travail", et qu'il a oublié qu'il "vend sa force de travail " ?

Et les candidats à la présidentielle, ils en pensent quoi du travail ?

lundi 19 décembre 2011

Le père Noel est une ordure !


Ce soir, un grand coup de blues me renvoie mon passé en pleine figure...En cette fin d'année où la fête est obligatoire, je me rappelle quand j'avais 12 ans...Je me rappelle quand je vivais mon premier Noël sous l'uniforme d'enfant de troupe...



"J'ai hâte à Noël "...Plus d'un demi siècle après mon entrée à l'École Militaire préparatoire Technique du Mans (EMPT), le leitmotiv que je ressasse les trois premiers mois de mon incorporation ressurgit au fond de ma mémoire...Trois mois d'une désespérance qui durera huit ans...Trois mois à rester enfermé dans cette caserne lugubre construite en forme de U funèbre...Trois mois à dormir dans des lits gelés, trois mois à se laver à l'eau glacée...

Trois premiers mois terribles où l'innocence de l'enfance est détruite par une confrérie professionnelle d'adultes pervers...Une secte ? Des adultes qui étaient sans doute "normaux"  au vu des critères de la société bien pensante de l'époque, car ils étaient tous bons maris et bons pères de famille...

"J'ai hâte à Noël "...Je m'en souviens ce soir...Les copains me charrient gentiment, car je sors cette phrase au moins trois ou quatre fois par jour...Pour le gosse que je suis, cette perspective représente l'eldorado par rapport à l'univers glauque qui m'a absorbé. C'est ma bouée, mon passeport pour l'avenir, mon aspiration à retrouver ce que j'étais avant...

Et le jour tant attendu arrive ! Branle-bas de combat à l'EMPT ! Le chantage au départ se met en place...On se met plus bas que terre pour empocher le précieux titre de permission et le bon de transport...Et ils en profitent ces salauds ! On fait n'importe quoi pour pouvoir partir !

Après avoir ciré trois fois nos godasses, après avoir astiqué trois fois nos boutons d'uniforme au "Mirror", et après avoir reçu l'agrément du sous-off accompagnateur sur l'angle d'inclinaison de nos bérets, nous atteignons enfin la porte mythique du passage dans l'autre monde : la gare du Mans !

Ce soir, je me souviens...J'ai douze ans, c'est la première fois que je prends le train tout seul...L'appréhension du voyage me taraude l'esprit...Et pourtant, adieu la caserne, adieu les crevures, adieu l'adjudant surnommé  "le SS"...Je suis dehors, je m'en retourne chez moi...

La machine à vapeur, les changements de gare m'amènent à destination...Mon père en uniforme m'attend à la gare....Nous avons le même uniforme : lui en capote, le manteau long de l'armée, moi en capote, le manteau long de l'armée...

Mes courtes vacances me font parfois regretter les copains...

Plus jamais, je ne dirai "J'ai hâte à Noël " !



samedi 10 décembre 2011

Journaliste terroriste ?

Hernando Calvo Ospina vient de recevoir une lettre des services de M. GUEANT,  lui refusant la nationalité française au prétexte que c'était un dangereux terroriste qui mettait en péril la sécurité de la France...

Collaborateur entre autres du Monde Diplomatique, Hernando Calvo Ospina est réfugié politique en France depuis ...1986 ! Il réalise aussi des documentaires pour la BBC, pour ARTE, il publie des livres, il fait des reportages...Il a deux enfants, sa compagne est française...




Oui mais..."il entretient des relations avec la représentation cubaine en France " (Sic !) Ah bon ? La France est en guerre contre Cuba et il n'y a pas d'ambassade cubaine à Paris ? Et a France n'a pas d'ambassade à Cuba ?   Et M. Pierre Lellouche, Secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur, qui a commencé le 8 décembre 2011 une visite de deux jours à Cuba,  il va être déchu de la nationalité française ? Et moi qui ai été faire un tour à Cuba, on va me déchoir de la nationalité française ?

Il lui est aussi reproché sa "proximité avec l'idéologie castriste"...Ah bon ? Les délits d'opinion existent donc dans la "patrie" des droits de l'homme ? Damned ! Il faut que j'enlève de toute urgence le poster du "Che" qui trône en bonne place chez moi, si je ne veux pas voir débarquer les bleus dans l'aube blafarde du petit matin...

Et cerise sur le gâteau, on lui reproche d'être retourné en Colombie pour rencontrer les FARC "à l'occasion de (ses) activités de journaliste" (Re Sic ! )...Être journaliste et exercer son métier, constitue donc un obstacle majeur pour acquérir la nationalité française pour les services de M. GUEANT.

On peut être d'accord ou pas d'accord avec les idées pour lesquelles Hernando Calvo Ospina se bat, et pour lesquelles il a connu le pire, mais peut-on accepter qu'un journaliste qui fait son métier puisse être considéré comme un terroriste dans notre pays qui se pare encore des vertus de la démocratie ?

Une pétition est en ligne pour que le droit s'applique ...Il est vrai que la situation d'Hernando occupe moins l'espace médiatique que DSK ou Merkozy, mais il nous appartient en tant que blogueurs de créer le buzz sur ce déni de justice, qui doit interpeller tout citoyen quant à la liberté d'opinion dans notre douce France..

Tous à vos claviers pour faire passer le message !





samedi 3 décembre 2011

C'est quand qu'on la fait ?

"Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde.
C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire..."

Lettre d'adieu de Che Guevara à ses enfants ( mars 1965)


J'avais 19 ans lorsque Che Guevara a été exécuté en Bolivie...A l'époque, j'avoue que je ne connaissais rien de ce personnage devenu mythique, et j'étais bien éloigné de la lutte des classes et de la révolution mondiale.

Depuis, j'ai constaté que l'homme était un loup pour l'homme, et que le monde se divisait en deux classes : celle des exploiteurs et des exploités...

Dès mon entrée dans le monde du travail, j'ai choisi instinctivement mon camp et je n'ai jamais eu à le regretter. Mais le monde du travail que j'ai connu se situait dans un contexte "que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître..."


On militait sans état d'âme...On menait les batailles dans les boites...On menait les batailles contre le gouvernement et souvent le rapport de forces nous amenait la victoire...C'était le temps où les travailleurs étaient solidaires...C'était le temps où les travailleurs défendaient leurs intérêts face à la classe des possédants.
C'était le temps où 'l'internationale" cartonnait en tête du hit-parade



Ce billet n'est ni passéiste, ni nostalgique...C'est le cri d'alarme d'un vieux militant progressiste qui ne supporte plus que la pensée unique véhiculée quotidiennement par tous les affidés du pouvoir devienne la feuille de route de la masse des travailleurs et des citoyens en général...

C'est aussi un cri d'alarme contre le crime qui est perpétré contre la démocratie par la junte financière mondiale...



Le capitalisme n'a pas le choix : il fait sa "révolution" pour survivre...Et sa "révolution" est efficace, car aucun contre pouvoir de masse ne s'y oppose...Alors acteurs où spectateurs ?

Alors, c'est quand qu'on la fait, notre révolution ?

"Le peuple uni ne sera jamais vaincu..."