vendredi 7 mars 2014

Apolitique....?

La période électorale actuelle me fait sortir de mon hibernation...Hibernation vécue dans le vent, la pluie et les tempêtes...
Un billet pondu par ma voisine blogueuse m'a amené à quelques réflexions sur 'l'apolitisme" ou la connotation "sans étiquette" de beaucoup de listes déposées pour les élections municipales...

C'est quoi la politique ? Étymologiquement, ce mot vient du grec politikos, ..."de la cité"...
La politique recouvre donc tout ce qui a trait au gouvernement d'une communauté ou d'un État :
  • l'art et la manière de gouverner ;
  • l'organisation des pouvoirs ;
  • la conduite des affaires publiques ;
  • les actions prévues ou mises en œuvre par une institution, une organisation, un parti, un État, une entreprise, un individu... en vue d'atteindre un objectif préalablement fixé.
Dans une démocratie, l'action politique est donc légitimée par le vote des citoyens.

Alors comment peut-on être "apolitique" lorsqu'on se présente devant les citoyens avec l'ambition de mener les affaires publiques en leur nom ?


Que dire par exemple, d'un candidat qui fait sa campagne sur le vote blanc et qui une fois élu au Conseil Régional de Bretagne, vote systématiquement avec la droite ?


Que dire également d'un candidat aux cantonales se présentant sous l'étiquette UMP qui une fois élu, siège avec le groupe UMP du Conseil Général et qui, dans la commune voisine de la mienne, mène une liste "sans étiquette" pour les prochaines élections municipales ? 

Et comment ces grands électeurs "apolitiques" et "sans étiquettes", voteront-ils aux élections sénatoriales ? Rendront-ils compte de leur vote à leurs électeurs ?


mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noel...!


Joyeux Noël pour toutes les femmes espagnoles, à qui le Père Noël a apporté dans sa hotte, l'interdiction de l'avortement...

Joyeux Noël à tous les peuples de l"Afrique qui s'entretuent au nom de la religion, de la race, ou du fric plus simplement... 

Joyeux Noël aux "nouveaux pauvres"  qui vont se réveiller avec la gueule de bois, quand ils vont rembourser le "crédit révolver" qu'ils ont souscrit, afin que la fête soit quand même belle...

Joyeux Noël quand même à toutes et à tous...



lundi 4 novembre 2013

Les jours heureux...

Mercredi 6 novembre sortira en salle le film de Gilles PERRET, "Les Jours Heureux"...


"Les jours heureux..." Fallait-il que les initiateurs de ce programme politique aient la foi chevillée au corps pour caractériser ainsi leur vision de la société, dans la période la plus noire de notre pays ? Quel parti politique aujourd'hui oserait intituler ainsi son programme?

"Les Jours Heureux..." c'est le nom du programme politique que les membres du Conseil National de la Résistance (CNR), voulaient voir appliquer à la Libération du pays...C'était un titre optimiste et plein d'espoir, car les rédacteurs de ce programme entrevoyaient la libération du pays...

Et c'est ce programme qui a été appliqué, car le rapport de forces était favorable aux idées progressistes tellement le patronat et la droite s'étaient vautrés dans la collaboration...Ils ne pouvaient donc que la fermer à la Libération...Seul le rapport de forces a permis en effet la mise en place de ces choix ambitieux.

Et c'est ce programme qui règle encore notre vie aujourd'hui : la sécurité sociale, la retraite par répartition, les comités d'entreprise ...etc... C'est ce qui constitue le "modèle social français"



Ce modèle social français" que nos "élites" politiques et économiques s'appliquent aujourd'hui à détricoter consciencieusement au nom de la "réalité", parce "qu'on ne peut pas faire autrement ", parce que "les marchés financiers et les agences de notation vont nous taper sur les doigts"...

Avec le CNR, les résistants nous ont donné une leçon : même dans l'adversité, tout est possible...Leur programme a été écrit avec du sang, mais ils ont fait preuve d'une lucidité à toute épreuve...L'une des premières mesures mises en place a été de nationaliser les banques et la finance. Ces nationalisations ne s'appuyaient pas sur un pur concept idéologique, mais bien sur le constat que la crise financière des années 30 avait amené la catastrophe mondiale qu'ils vivaient dans la clandestinité...N'y a t-il pas des résonances singulières avec la crise financière d'aujourd'hui ?

Ce film de Gilles Perret ne raconte pas l'histoire du CNR seulement pour commérorer, il constitue une ouverture sur l'avenir, et pour celà, il contribue à l'éducation populaire...

Combien de personnes connaissent en effet l'origine de la sécurité sociale ? Lors d'une journée de formation syndicale que j'ai animée dernièrement sur l'histoire su syndicalisme en général, lorsque j'ai évoqué le CNR, personne n'en avait jamais entendu parler ! Certes c'étaient des jeunes, mais le soir j'ai renouvelé l'expérience dans mon bistrot favori avec deux "anciens" : l'un en avait vaguement entendu parler, l'autre ne connaisait pas !

Alors, n'hésitez pas ! Allez voir ce film ! Amenez vos enfants, votre belle mère, vos voisins ! Vous contribuerez à une oeuvre de salubrité publique de préservation des "ceveaux disponibles", dans ce climat délétère et mortifère de décérébration qui nous entoure...



lundi 28 octobre 2013

Vivre...!

Vivre...! A l'heure où la Bretagne s'embrase, ce soir la nostalgie frappe à la porte...Nostalgie de la jeunesse passée...Nostalgie de ces années où la Bretagne avait une âme...Nostalgie du romantisme rebelle qui baignait notre vie...

Nostalgie de tous ces moments qui restent gravés dans la tête, nostalgie de cette solidarité bretonne si profonde qui émergeait dans les combats et les luttes menés par les paysans, les ouvriers et les bretons tous ensemble solidement accrochés sur leur massif Armoricain...


 


Autant de luttes qui ont forgé une histoire commune que les bretons s'approprient de manière consciente ou inconsciente face au pouvoir central...
Et que dire du FLB, qui faisait rigoler tout le monde quand les perceptions sautaient ? Et que dire de ce contrôleur du Trésor Public, qui faisait partie du FLB qui faisait sauter son outil de travail ?

 Que dire, en effet de plus que Glenmor, que tout cela c'est Vivre en Bretagne ?


Des paroles très fortes qui n'ont pas vieilli d'une ride...

dimanche 20 octobre 2013

"L"emploi, c'est le revenu, et le revenu c'est la vie..."

Il s’appelait Alain Vigneron...Il avait 45 ans...Il était ouvrier chez Arcelor Mittal, au laminoir de Chertal en Belgique...Il s'est pendu le 12 octobre dernier...Dans une lettre d'adieu adressée à ses proches et à son délégué syndical, il explique les raisons de son geste :

 Je veux que vous respectiez ma femme et ma fille, ils n’y sont pour rien. Je les ai fait souffrir énormément à cause de mon boulot pour Monsieur Mittal. Il m’a tout pris : mon emploi, ma famille. Combien de familles va-t-il encore détruire ? Moi, je n’en peux plus de ce milliardaire...Ma petite femme et ma fille, je veux que vous sachiez que je vous aime mais Monsieur Mittal m’a tout repris : la fierté, la politesse et le courage de me battre pour ma famille. Et que la presse soit au courant de mon acte. J’ai fait des panneaux, je voudrais qu’ils soient à l’église, que tout le monde voit pourquoi j’ai mis fin à mes jours."

 

Un fait divers tout à fait banal qui n'a sans doute pas empêché M. MITTAL de dormir et qui n'a pas enflammé les médias, car perdre sa vie en la gagnant, ce n'est pas un sujet porteur pour le "prime time" (quel vilain mot !) du 20 heures

Nul doute que M. VALLS suggèrera à M. MITTAL qu'il a "vocation à retourner en Inde", comme il affirme que " les ROMS ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie..."

mercredi 16 octobre 2013

En guise de retour...Circulez, il n'y a rien à contrôler !

Envie de revenir ce soir...Envie de réactiver ce blog qui a dormi tout l'été...Envie de faire part d'un petit coup de gueule sur un évènement qui n'a bien sûr pas été médiatisé, comme l'élection d'un simple petit conseiller général dans un des 4055 cantons qui existent sur le territoire national.

Le 12 septembre dernier, un contrôleur du travail se rend dans un commerce de la région parisienne  pour y effectuer un contrôle.


 Comme la responsable s'y oppose, ce fonctionnaire appelle alors la police nationale, comme il peut le faire lorsque une entreprise s'oppose à son contrôle. Sur sa commission d'emploi (sa carte professionnelle), il est en effet bien indiqué qu "Au nom du peuple Français", le ministre concerné "mande et ordonne" à toutes les autorités constituées de "prêter main forte et assistance" au porteur de la commission pour l'exercice de ses fonctions.

La police nationale débarque donc sur les lieux et que croyez vous qu'il arrivât ? Plutôt que de respecter son devoir de neutralité et de se conformer aux injonctions du document qui lui est présenté, un des fonctionnaires de police soumet le contrôleur à un interrogatoire en règle : date de naissance ? lieu de naissance ? adresse personnelle ? Bref, il est soumis à un contrôle d’identité poussé ! 


Le contrôleur du travail,  essaye de poursuivre son contrôle. Mais le fonctionnaire de police insiste mettant en cause les motifs de son intervention..."pourquoi êtes vous venu ? Que comptez vous contrôler...", Comme le contrôleur explique alors au policier une dernière fois qu’il a besoin de son aide pour pouvoir faire son travail, le policier répond : "ça ne se passe pas comme ça, Monsieur, la prochaine fois il faudrait prendre un rendez-vous, on a d’autres choses à faire. Au revoir.""

Dans un état de droit, il semble bizarre qu'un fonctionnaire de police ne respecte pas les règles qu'il est chargé lui-même d'appliquer...Mais peut être que pour ce policier, ce contrôleur n'avait pas le profil d'un agent de la direccte  et qu'il était peut être en face d'un individu qui usurpait une fonction et une identité.

Il est vrai que ce contrôleur avait un nom à consonance maghrébine avait le teint basané !


Faits divers ? Anecdote ? Chacun appréciera...Mais lorsque des membres d'un corps de fonctionnaires chargés de faire appliquer la loi républicaine font fi de leur devoir de neutralité, il y a de quoi se poser des questions sur l'avenir même de cette République...

Dans le climat de plus en plus délétère qui se construit, il en effet inconcevable qu'un "bougnoule" trouve sa place dans l'appareil d’État, alors qu'il ne devrait être là que pour ramasser les poubelles !

jeudi 6 juin 2013

En guise de conclusion...

Il y a plus d'un mois que ce blog est inactif....Lassitude ? Fatigue ? Fainiantise ? Peut être les trois à la fois..

Mais sans doute l'impression de me battre contre des moulins à vent...Quand j'ai commencé ce blog, encouragé notamment par ma voisine de Guingamp, je me suis lancé pour écrire mes coups de gueule, mes visions par rapport à un petit "fait divers", mes certitudes par rapport au combat de toute ma vie...

Je me suis constitué une liste de lecture, certes très modeste, de blogs avec lesquels j'ai eu du plaisir à créer un échange par le biais des commentaires...J'ai toujours autant de plaisir à continuer ainsi...

Mais je dois aussi avouer que certains blogs m'agacent...Que ce ce soit celui du spécialistes des bistrots  (alors que j'adore les bistrots) qui ne peut pas vivre sa vie sans ses outils technologiques et qui, à mon avis se retrouve complètement déconnecté du monde réel, ou que ce soit le docte professeur encenseur officiel du gouvernement, tout cela commence à me sortir par les trous du nez...

Un conflit de génération, peut être...Mais pas que cela ! Il parait que la révolution est en route avec les réseaux sociaux...Sans doute, car l'expression "no pasaran" a explosé tous les indicateurs depuis l'assassinat hier d'un militant d'extrême gauche par des fachos.


No pasaran ! Bien sûr qu'il ne faut pas qu'ils passent ! Mais est-ce que c'est en faisant nos analyses, nos coups de gueule à partir de nos tablettes, nos PC, et autres outils qui me dépassent, qu'on va mobiliser, en restant tranquillement chez soi ?

C'est quand qu'on sort de son cocon pour discuter avec son voisin, avec son collègue, avec les gens qu'on voit tous les jours ? C'est quand qu'on ouvre les yeux ? C'est quand qu'on s'organise collectivement pour combattre sur le terrain la bête immonde qui ne fait plus que renaître de ses cendres dans notre pays et en Europe ?

C'est quand que les gens qui se disent "de gauche" auront assez des couilles au cul pour aller au combat ?

Ce soir, j'écoutais les Wolfe Tones, un vieux groupe irlandais qui était très engagé pour la libération de l'Irlande, mais qui était aussi très engagé dans la lutte contre Margareth Thatcher (qu'elle grille en enfer, si l'enfer existe !)...Rien à voir avec mes propos précédents, mais ce genre de musique me donne encore envie de lutter...



Ce soir, c'est mon dernier billet...J'ai dit ce que j'avais à dire et le blog s'arrête...Merci à toutes celles et à tous ceux qui consacré un peu de leur temps pour venir y faire une petite visite...Mon espérance est que l'on se retrouve un jour tous ensemble (sans trop tarder quand même !) dans la lutte pour une société meilleure...