lundi 5 mai 2014

War raok Gwengamp ! Les paysans sont de retour !

J'y étais au Stade de France..!.


Comme j'y étais encore en 2009...Comme j'étais au Parc des Princes en 1997...La coupe de France, une histoire magique pour la petite ville de Guingamp...En Avant de Guingamp, un club de foot que j'ai connu en arrivant à Guingamp en 1971...A cette époque, le tout jeune président qui est actuellement le patron de de la Fédération Française de Football, n'était encore qu'un commercial en electro-ménager...

Que du bonheur avec cette équipe en 40 ans...Des hauts et des bas certes, mais que de souvenirs avec cette Coupe de France...En 1973, cette petite équipe éliminait des cadors de 2è division avant de se faire battre en huitième de finale...Et après, toute une histoire de ce petit club laïque (fondé par des "hussards noirs de la République")

Et que dire de cette fusion avec les supporters, mais aussi bien au delà avec toute la population...Hier, en arrivant dans le petit aéroport de Saint-Brieuc, les joueurs ont été à la rencontre de leurs supporters..Ils ont posé avec eux pour les photos, ils ont signé des autographes...Ils ont donné la coupe à des gamins qui n'en pouvaient plus d'écarquiller leurs yeux...Pas sûr de voir ça avec les joueurs du QSG (Qatar Saint Germain)


Bref, encore un moment de bonheur avec cette équipe, qui nous a amené bien loin de nos contingences journalières...Même que Hollande a dit que les bretons savaient faire la fête ! D'ici à ce que je me réconcilie avec le PS !


mardi 22 avril 2014

Je rêve...

Bientôt le 1er Mai...Ça tombe bien cette année...un long week-end en perspective... Le 1er mai...La fête internationale des travailleurs...Combien serez vous à manifester  ce jour là ?


Dans le contexte actuel, où tout le monde râle dans son coin, où un gouvernement de "gauche" met en place des mesures que la droite n'aurait même pas osé mettre en oeuvre, le 1er mai, c'est facile pour dire qu'on n'est pas content...Pas obligé de faire grève, on y va en famille, souvent il y a une buvette où on peut refaire le monde avec les copines et les copains...Bref, une manif ludique où on peut exprimer son mécontentement et aussi rendre hommage à tous ceux qui nous ont précédé, comme le faisait un camarade qui ne mettait une cravate que le jour du 1er mai...

Mais bon, je rêve...Je rêve peut être d'un monde qui n'est plus le mien...Un monde dont la réalité me dépasse sans doute par rapport à mes repères, à mon histoire...un monde où les valeurs que j'ai défendues et que je défends toujours sont bafouées au nom du fric, du pognon, du pèze...

Un monde où je suis sans doute devenu ringard...Un ringard que l'Internationale en Russe fait encore frémir...


lundi 7 avril 2014

Le déserteur...

Ce soir, cette chanson me trotte dans la tête..." Le déserteur...", chanson mythique créée par Boris Vian  en 1954 à la fin de la guerre d'Indochine...Cette chanson fut censurée jusqu'en 1962, année de  la fin de la guerre d'Algérie...C'est cette censure qui a contribué à son succès et qui fait que cette chanson figure toujours en bonne place dans les répertoires des chanteurs amateurs lors des noces et des banquets...Cette chanson fait partie de notre patrimoine intergénérationnel...

Cette chanson reprise par Serge Reggiani, est mise superbement en en images dans cette vidéo : 



"Il faut qu'on voit dans vos yeux que vous avez envie de tuer !" Ce soir, je me rappelle que lorsque j'avais 13 ans dans ma caserne d'enfant de troupe, l'adjudant que l'on surnommait "le SS", nous enseignait les rudiments du maniement d'armes...Finalement qu'il soit ici remercié d'avoir fait de moi un non violent et un pacifiste convaincu...

Et ce soir je m'interroge...Elle est où la guerre ? Elle est où la violence ? La violence n'est t'elle pas devenue institutionnelle vis à vis du peuple ? Dans cette société marquée par les compromissions, les lâchetés politiques, les individualismes forcenés, le temps n'est-il pas venu aussi de déserter ?

samedi 29 mars 2014

C'est vrai que c'est dégueulasse tout ça...

Ce soir je ne pouvais pas rester indifférent par rapport aux psychodrames qui se nouent sous les ors de la République...Une ministre de la République qui joue les enfants gâtés, qui trouve "dégueulasse" le menu servi à l’Élysée à l'occasion de la visite du chef de l’État chinois M. Xi Jinping,.et qui provoque presque une crise d’État...


L'accueil qui a été réservé au chef de l'État chinois, qui comme tout le monde le sait est un champion des droits de l'homme , n'était peut être pas à la hauteur de celui qui avait été mis en oeuvre par notre ancien président pour recevoir un autre genre de dictateur qui depuis a disparu opportunément de la circulation...


Mais quand même, le Chef des fourneaux de l’Élysée ne serait donc plus à la hauteur ? Serait-il victime d'une baisse des moyens mis à sa disposition pour cause de réduction des dépenses publiques ? A voir le menu, j'en ai pourtant l'eau à la bouche...

En entrée, une «gourmandise de foie gras truffé» était proposée. Suivie d'une «volaille landaise rôtie, et une viennoise de champignons». Cela accompagné d'un «moelleux de pommes de terre forestière». Le repas a été ponctué par un plateau de fromages, puis d'une «nuance chocolat et caramel, glace acidulée».
Du côté des vins, les invités ont dégusté un Château d'Yquem, de 1997 et un Château Lafite 1999. Enfin, les bulles d'un champagne Deutz de 2005 sont venues chatouiller les palais des convives. 

Il est vrai que la ministre du Commerce Extérieur n'était pas conviée au  dîner privé servi jeudi soir au château de Versailles...Elle aurait ainsi pu découvrir les 18 plats du menu royal imaginé par Alain Ducasse pour François Hollande, Xi Jinping et Peng Luyan...Des mets qui auraient peut être été plus en adéquation avec son délicat palais...

Je suppose que Madame Bricq n'a pas l'habitude de faire ses courses à Lidl, ni encore moins de fréquenter les permanences du Secours Populaire ou des Restos du Cœur...Les bénéficiaires de ces structures aimeraient sans aucun doute manger aussi "dégueulasse" tous les jours...Quand ils peuvent manger...

Certes, cette affaire peut être qualifiée d'épiphénomène...Mais elle est quand même révélatrice du décalage qui existe entre celles et ceux qui sont censés prendre en charge les problèmes de la collectivité nationale et la réalité de la vie de ceux qui forment cette collectivité... 

Et après, tels les ravis de la crèche, ils s'étonneront de se faire botter les fesses quand les électeurs se rendent aux urnes !


jeudi 27 mars 2014

Ce peuple qui chantait l'Internationale en breton...

Juste envie ce soir de faire partager un petit bijou trouvé dans les archives... 
Un film tourné en 1938, commenté par Marcel Cachin, breton émigré dans la région parisienne, alors directeur de l'Humanité. Ce film rend compte de la fête  organisée par le P.C.F., à Pont-L'abbé le 7 août 1938.  Ce reportage met en lumière la continuité entre les traditions et les modes de vie des bretons et la lutte communiste pour l'émancipation humaine. Il révèle également l'énorme popularité du parti communiste au moment du Front Populaire. 

Dans ce film des bigoudènes en coiffe chantent l'Internationale en breton...Il fait aussi percevoir la place des femmes bretonnes dans la lutte pour la défense des emplois depuis le début du 20è siècle. Ouvrières des conserveries du sud-Finistère, "cigarières" de la Manu de Morlaix, goémonières remontant de lourdes charrettes le long des côtes bigoudènes, ces femmes sont loin de la vision parisienne de la bretonne un peu sotte, de la Bécassine attardée , ou de la larmoyante épouse du pêcheur agitant son mouchoir face à l'océan.

Juste envie ce soir de rendre hommage à ces grand-mères bigoudènes qui portaient fièrement leurs coiffes et qui doivent aujourd'hui se retourner dans leur tombe à la vue de tous ces bonnets rouges...


Ar gann divëza zo,
Holl , war zao a warc'hoaz,
N'o er bed met eur vro
Da vihan a da vraz !
 

lundi 24 mars 2014

La bataille de Paris...

La bataille de Paris...17 octobre 1961...


Jean Luc EINAUDI s'est éteint samedi 22 mars à Paris, emporté par un cancer fulgurant...Son livre-référence La Bataille de Paris - 17 octobre 1961, paru aux éditions Le Seuil en 1991 et rédité en 2001chez Fayard Pluriel, a été un élément essentiel du long combat pour la reconnaissance par l’Etat français d'un crime d’Etat commis en plein Paris le 17 octobre 1961 et les jours suivants contre des manifestants pacifiques. 

17 octobre 1961... Une manifestation pacifique qui tourne au massacre...Des algériens, des bicots, des bougnoules, des ratons sont tués sur place et jetés dans la Seine par des flics déchainés garants de "l'ordre républicain"...ces mêmes flics qui seront responsables des morts du métro Charonne, le 8 février 1962...Des flics sous les ordres du Préfet de Police Maurice PAPON...

 

 "Je ne revendique pas le titre d'historien. J'écris sur ce qui me paraît important"...affirmait Jean Luc Einaudi qui a travaillé toute sa vie comme éducateur auprès des jeunes...Bien qu'âgé de 11 ans au moment de l'indépendance de l'Algérie en 1962, ce fils unique, issu d'une famille modeste, s'est intéressé très vite aux combats anticolonialistes, du Vietnam à l'Algérie. Son livre, La bataille de Paris levait le voile sur l'une des pages les plus sombres de l'histoire franco-algérienne, sur laquelle les historiens de l'Université et les médias ne s'étaient jusque là guère penchés.

Cet ouvrage allait provoquer un véritable choc dans la société française et connaître un succès retentissant. A tel point qu'en 1999, Maurice PAPON  portait plainte contre Jean Luc Einaudi, suite au témoignage à charge relatif au 17 octobre 1961 que ce dernier avait déposé devant la cour d'assises de Bordeaux, lors du procès  pour crime contre l'humanité perpétré par l'ancien Préfet de Police pendant l'occupation. PAPON fut débouté de son action, ce qui constituait une première reconnaissance du crime d'Etat d'octobre 1961...

Et moi non plus, je n'oublie rien...Je n'oublie pas qu'un certain Jean Marie LE PEN était lieutenant parachutiste en Algérie et qu'il a afirmé "qu'il avait torturé, parce qu'il fallait le faire"...



Je n'oublie rien...Et je me refuse à adhérer au consensus médiatique qui voudrait nous faire croire que le Front National est un parti légitime qui a sa place dans le processus démocratique de la République...Quant on prône l'exclusion et le rejet de l'autre, comment peut-on faire sienne la devise de la République..."Liberté..Egalité...Fraternité..."?


vendredi 7 mars 2014

Apolitique....?

La période électorale actuelle me fait sortir de mon hibernation...Hibernation vécue dans le vent, la pluie et les tempêtes...
Un billet pondu par ma voisine blogueuse m'a amené à quelques réflexions sur 'l'apolitisme" ou la connotation "sans étiquette" de beaucoup de listes déposées pour les élections municipales...

C'est quoi la politique ? Étymologiquement, ce mot vient du grec politikos, ..."de la cité"...
La politique recouvre donc tout ce qui a trait au gouvernement d'une communauté ou d'un État :
  • l'art et la manière de gouverner ;
  • l'organisation des pouvoirs ;
  • la conduite des affaires publiques ;
  • les actions prévues ou mises en œuvre par une institution, une organisation, un parti, un État, une entreprise, un individu... en vue d'atteindre un objectif préalablement fixé.
Dans une démocratie, l'action politique est donc légitimée par le vote des citoyens.

Alors comment peut-on être "apolitique" lorsqu'on se présente devant les citoyens avec l'ambition de mener les affaires publiques en leur nom ?


Que dire par exemple, d'un candidat qui fait sa campagne sur le vote blanc et qui une fois élu au Conseil Régional de Bretagne, vote systématiquement avec la droite ?


Que dire également d'un candidat aux cantonales se présentant sous l'étiquette UMP qui une fois élu, siège avec le groupe UMP du Conseil Général et qui, dans la commune voisine de la mienne, mène une liste "sans étiquette" pour les prochaines élections municipales ? 

Et comment ces grands électeurs "apolitiques" et "sans étiquettes", voteront-ils aux élections sénatoriales ? Rendront-ils compte de leur vote à leurs électeurs ?