vendredi 4 mai 2012

Mon drapeau rouge...

Ainsi donc, nous devrions baisser nos drapeaux rouges ! Drapeau rouge, "rouge du sang de l'ouvrier"...
La lutte des classes n'est donc pas morte car c'est le Président de la République garant de la cohésion nationale, qui l'affirme dans sa course effrénée vers le pouvoir en tant que candidat au renouvellement de sa fonction.


Ainsi donc, le président candidat qui le 16 mai 2007,qui exaltait le jeune militant communiste Guy Môquet, fusillé à Chateaubriand le 22 octobre 1941, brûle ce qu'il a feint d'adorer au début de son quinquennat...


Menteur, manipulateur, révisionniste de l'histoire...quel triste bilan pour le plus haut personnage de l’État...Mon drapeau rouge, j'en suis fier ! J'en suis fier, car je continue à le brandir pour témoigner du combat de nos anciens et pour dire que leurs combats sont toujours les nôtres...Je suis fier de le brandir pour dire aux plus jeunes que l'utopie se pare toujours des couleurs rouges de l'indignation, de la révolte, de la résistance, de la révolution...




Mon drapeau rouge, c'est aussi ce qui fait partie des valeurs fondamentales qui cimentent notre République...


mercredi 25 avril 2012

1er mai : Sarkozy, nous voilà !

 "Jamais dans l'histoire de la France, l’État n' a été plus asservi  qu'au cours des 20 dernières années (...) par  des coalitions d'intérêts économiques et par des équipes politiques ou syndicales prétendant fallacieusement représenter le classe ouvrière. Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l'idée fausse de l'égalité naturelle des hommes, mais sur l'idée nécessaire de l'égalité des chances donnée à tous les Français de prouver leur aptitude à servir.. Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française..." (Philippe PÉTAIN - 11 octobre 1940)

"Pendant cinq ans, j'ai pu mesurer la puissance des corps intermédiaires qui s'interposent entre le peuple et le sommet de l’État, ces corps intermédiaires qui prétendent souvent parler au nom des Français et qui en vérité, confisquent la parole aux Français..." (Nicolas SARKOZY - 19 février 2012)

Certes Nicolas Sarkozy n'est pas Philippe Pétain, mais on ne peut qu'être que frappé par la similitude des mots et de l'argumentation. Et c'est là qu'on se rend compte que la proposition du candidat président d'organiser un "premier mai du vrai travail" va bien au delà d'une provocation d'un candidat aux abois, mais relève bien d'un affrontement de classe.


Faut-il rappeler que le 1er mai est né dans le sang à Chicago, avec la grève des ouvriers américains pour la journée de 8 heures, enclenchée le 1er mai 1886 ? La réponse de classe fut d'une rare violence : trois syndicalistes tués, cinq autres condamné à mort par pendaison...Face à cette répression féroce, c'est en 1889 que le mouvement ouvrier international (Deuxième Internationale Ouvrière) a pris la décision de faire du 1er mai 1890, la 1ère journée de revendication internationale en faveur de la journée des huit heures : huit heures de travail, huit heures de temps libre, huit heures de sommeil ..

Et c'est le 1er mai 1891 que la police tira sur les manifestants de FOURMIES dans le Nord : 9 ouvriers y  laissèrent leur vie. C'est la vie de ces 9 ouvriers qui nous donne notre légitimité et notre fierté dans les manifestations du 1er mai.

Sauf à être révisionniste, l'histoire ne peut pas être réécrite...Et force est de constater que l'initiative du candidat président fait surgir des remugles de l'époque la plus noire de notre pays au siècle dernier. Après avoir interdit tous les syndicats et avoir saisi tous leurs biens, c'est le 1er mai 1941 que Pétain instaure "la Fête du travail et de la concorde sociale" qui sinscrivait dans le corporatisme instauré par le régime de Vichy.

Tous les régimes autoritaires ou totalitaires ont essayé de récupérer le 1er mai. Les partis fascistes, tels que le FN aussi...

Le 1er mai 2012, je serai donc dans la rue pour être solidaire de la classe ouvrière du monde entier...Pour la paix, pour le progrès social, pour l'amitié entre les peuples, je témoignerai aussi pour un de mes camarades trop tôt disparu, qui ne mettait une cravate que le 1er mai, car c'était sa fête, la fête des travailleurs...


lundi 23 avril 2012

F HAINE

Il fait bon vivre dans nos campagnes...Chez nous, ce n'est pas le 9-3...Je n'ai jamais entendu dire que chez nous, il y avait eu une voiture brûlée où des agressions de vieilles dames...La gendarmerie locale doit se rabattre sur les autochtones au visage buriné par le travaux des champs ou le sel de la mer pour remplir ses quotas de contrôles au faciès...et de contrôles de biniou  !

Hier soir, les résultats sont tombés : la candidate de la haine arrive souvent en deuxième position dans des petits bourgs ou il ne se passe jamais rien, des petits bourgs qui font parfois trois lignes dans la rubrique locale de Ouest France...

C'est un constat  ! Un constat qui me navre par rapport au territoire dans lequel je suis ancré depuis des décennies....Certes, la misère existe aussi dans nos campagnes...Certes beaucoup de néo-ruraux se sont implantés à la campagne avec l'espoir d'une vie meilleure...Mais cela devrait-il suffire à expliquer un "vote "contestataire" ?

 Le "vote contestataire" pouvait s'exprimer ailleurs. Force donc, est bien de constater que le vote des conservateurs de nos campagnes a engrangé une dynamique favorable à l'extrême droite...

Dynamique d'une imposture qui s'appuie sur la mémoire oubliée de notre territoire qui s'est engagé très tôt dans la Résistance, avec l'émergence de maquis FTP  regroupés sous l'égide du Front National (le vrai !), regroupant les maquis au nom du Parti Communiste.

"La terre, elle, ne ment pas" disait  Philippe Pétain...En rajoutant "Travail, Famille, Patrie", le régime de Vichy s'est appuyé sur un tas de braves gens...Le régime de Vichy a instauré le statut des Juifs des 1940 et a participé activement à la Shoah...





dimanche 22 avril 2012

Guignols...




Ce matin, 7h 30…Je vais chercher mes journaux  et mes clopes au bar tabac du bourg…Un seul client au comptoir avec son demi…

«Il va falloir encore aller voter pour ces guignols… » profère t-il en me voyant rentrer… « Ben oui, mais il va falloir quand même y aller …» répond la tenancière pour essayer de ménager la chèvre et le chou en me servant…

« Ah la place est bonne pour eux…Je vais voter LE PEN… » insiste ce consommateur matinal en essayant d’accrocher mon regard…

J’ai payé et je m’en suis retourné chez moi…

Aujourd’hui, c’était juste une petite chronique du matin, un jour d’élection présidentielle…

lundi 16 avril 2012

Princes, entendez bien !

Ce soir, Glenmor chante dans mon village...Ce soir, Milig ar Scanv ressurgit avant la première échéance de dimanche prochain...Ce soir, Milig ressurgit d'outre tombe avec son texte qui date de 40 ans...



Des paroles visionnaires...Des paroles qui emballaient mes 20 ans, avec toutes mes espérances, avec toutes mes utopies...Des paroles que je retrouve aujourd'hui dans la dynamique du front de gauche...Qu'est-ce que ça fait du bien de retrouver sa famille et de voir que finalement mes 20 ans sont toujours là !

Et je me souviens que Glenmor m'avait dit qu'il avait voté Mitterand en 1981...

mercredi 21 mars 2012

J'y étais !

J'ai marché de la Nation à la Bastille...J'ai communié avec les vieux, les jeunes, ceux qui n'y croyaient plus, ceux qui y croyaient encore...J'ai vu l'utopie se transformer en espoir, j'ai retrouvé le peuple...J'étais le peuple qui a fait la fête parce qu'on lui propose de reprendre le pouvoir...J'ai retrouvé mes racines et je me suis rassuré sur mon engagement quand une gamine m'a dit avec ses yeux remplis d'étoiles, que c'était "sa première manif qu'elle faisait en live"...


Mais depuis dimanche, l'horreur plane sur notre pays... L'horreur la plus absolue...Et les morts à peine enterrés, les outrances de certains candidats à la présidentielle ont repris de plus belle...

Ces crimes semblent avoir été commis par un fanatique endoctriné par la religion. Quel rempart le peuple peut il édifier face à cette barbarie ?

La seule réponse c'est bien sur la démocratie, c'est à dire l'exercice du pouvoir par le peuple...Et le peuple doit affirmer que la haine et le rejet de l'autre sont contraires au bien commun. Il doit affirmer que ce bien commun est fondé sur la laïcité qui permet à chacun de trouver sa place au sein de la République. Il doit affirmer que ces principes sont intangibles...

"La religion est l'opium du peuple" disait Marx...A son époque, l'argent, le sabre et le goupillon avaient  des intérêts convergents...Aujourd'hui, l'exploitation des peuples par la financiarisation mondiale ne peut exister que par la déstabilisation des démocraties basée sur des conflits ethniques ou religieux.

 
La seule arme dont dispose donc le peuple pour faire face à cette stratégie, c'est le bulletin de vote...C'est le bulletin de vote citoyen et non pas le bulletin de vote du "café du commerce"...Le peuple doit reprendre le pouvoir, c'est le message de la Bastille...



mercredi 14 mars 2012

L'événement dont personne ne parle...

Ce soir, 140 musiciens ont joué devant 2000 personnes à la Salle Pleyel...Ce soir 140 musiciens ont interprété la 1ère symphonie de Brahms...


Ce soir j'ai écouté ce concert retransmis en direct sur France Inter et France Musique, et je me suis mis à rêver...

Je me suis mis à rêver car ce concert exceptionnel, cette exclusivité européenne, réunissait sur une même scène l'orchestre philharmonique de  Radio France et l'orchestre national de la Corée du Nord ! C'est  la 1ère fois au monde qu'un orchestre complet de Corée du Nord est autorisé à sortir du pays pour jouer à l'étranger. Pourtant la Corée du Nord et la France n'ont pas de relations diplomatiques.

Et ce concert était dirigé par Myun Whun Tchung, directeur musical du philharmonique de Radio France, Sud-Coréen né d'une mère Nord-Coréenne... C'est grâce à sa ténacité que cet évènement s'est réalisé. Cela fait plus de 30 ans qu'il essaie de les faire venir en France.

 

Ce soir, je me suis mis à rêver  que la musique abolissait les frontières, que la musique pouvait peut être le petit grain de sable qui pouvait commencer à gripper les rouages d'une dictature, que la musique pouvait être porteuse peut être, de toutes les espérances...

Et ce soir, l’opiniâtreté d'un  intervenant incontournable de la vie culturelle française mais qui n'est pas "un français de souche"",  fait que je suis fier d'être Français, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps !

Mais il est vrai que cet évènement est beaucoup moins important que les sondages en hausse ou en baisse qui agitent tout le petit monde des blogs et des médias...